Mais cette évolution a toujours été conditionnée à la mise en place préalable d’alternatives crédibles de mobilité. Cela implique notamment la réalisation du parking de dissuasion prévu par le PAD ainsi que des investissements concrets dans les transports publics permettant d’absorber le report modal attendu.
Il n’est pas envisageable de supprimer une infrastructure empruntée chaque jour par des milliers d’usagers sans garantir au préalable des solutions efficaces pour les habitants, les travailleurs et les navetteurs.
La position d’Auderghem est cohérente et responsable :
- oui à la requalification de l’entrée de ville ;
- oui à davantage d’espaces publics de qualité ;
- oui à une mobilité plus durable ;
- mais pas au détriment de l’accessibilité de notre commune.
Les coûts du projet et les défis de mobilité sont connus depuis longtemps. Aujourd’hui, la Région doit sortir de l’ambiguïté et préciser sa vision pour ce dossier stratégique.
Les habitants ont besoin de visibilité. Les communes concernées ont besoin d’un partenaire régional capable de prendre des décisions claires et de respecter les engagements pris.
En tant que membres de la majorité communale, nous soutenons pleinement la demande adressée à la Région : clarifier rapidement sa stratégie pour le viaduc Hermann-Debroux, préciser les investissements qu’elle entend maintenir en matière de mobilité et garantir que des alternatives crédibles seront mises en œuvre avant toute décision irréversible.
L’avenir d’Auderghem mérite mieux que l’hésitation. Il exige de la cohérence, du pragmatisme et une vision à long terme capable de concilier qualité de vie, mobilité et attractivité de notre commune.